Oui je vous ai invités à creuser. Mais c’est une métaphore, je ne sais si vous... Bon, laissez tomber.

Et vous avez creusé, ça on ne peut pas vous l’enlever. Avec quelle ardeur, quel enthousiasme vous êtes-vous mis à l’ouvrage ! Un chien déterrant l’os à ronger n’eût pas mieux fait. Vous en avez déduit semble-t-il, qu’il y avait quelque-chose à trouver.  Et quand on veut trouver on trouve, hélas. A la mesure de ce que l’on s’est mis en tête. Et quand on a trouvé, on veut garder...

 

Et la logique des forts parle : la terre est dure, c’est donc qu’il faut y appliquer une volonté dure.

Et la logique des pragmatiques répond : la volonté est appliquée en vue d’obtenir un résultat. Or un trou n’est pas un résultat, c’est du rien, son existence ne se justifie qu’à l’aune de ce qu’il renferme. C’est donc qu’il faut s’intéresser aux pierres tirées du trou.

Et la logique des vaniteux s’exclame : ça c’est du beau caillou ! Cet hommage à notre ardeur, mieux que le mettre en tas, mettons-le en valeur !

Et la logique des bâtisseurs renchérit : faisons un tas or-ga-ni-sé. Ces pierres nous les taillerons en blocs, avec ces blocs nous dresserons des murs...

Il nous faut plus de pierres.